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Philippe Rochot… Reportages pour mémoire…

Retour sur l’attentat de Nice : des médias s’expliquent… Philippe Rochot

C’est devenu une rengaine : l’opinion n’est guère satisfaite de la couverture médiatique des attentats en France. Comme il est difficile d’expliquer ce sentiment par le simple « syndrome du messager » qui consiste à rendre responsable le porteur de mauvaises nouvelles, l’université « Paris 2 » sous la direction du sociologue des médias Jean-Marie Charon organisait ce mardi 20 septembre un colloque sur le thème : « le traitement médiatique de l’attentat du 14 juillet à Nice ».

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Un mot d’ordre: ne pas montrer les corps, sauf s’ils sont recouverts: « pas de sang, pas de cadavres… ». (Photo du site l’express.fr)

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En tant que quotidien régional, Nice Matin était en première ligne mais n’a pas démérité comme tient à le dire Denis Carreau, directeur des rédactions. « On n’était pas préparés à ça. Bien sûr on avait eu l’exécution d’Hervé Gourdel mais ça n’avait pas eu l’impact de l’attentat de Nice. En quinze jours, on a consacré 150 pages de journal au sujet ainsi que des centaines de contenus web. Un rédacteur du site était sur place. On a donc pu donner l’information en quelques minutes. Le plus dur était de composer avec le flot d’infos qui arrivait sur les réseaux sociaux… A un moment, notre site a planté et on s’est réfugié sur Facebook. On faisait le point régulièrement mais surtout on démentait les rumeurs qui circulaient. Et elles étaient nombreuses : on a parlé de prise d’otage au restaurant le « Buffalo grill ». C’était faux. Le bruit a couru qu’une deuxième équipe de terroristes agissait dans le vieux Nice. C’était faux également, tout comme le bruit qui circulait disant que le camion était piégé ou que des coups de feu avaient été tirés sur la Croisette à Cannes.

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Le pare-brise criblé de balles du camion fou. Les impacts étant situés sur la gauche, les « théoriciens du complot » ont fait circuler l’information qu’il y avait deux personnes à l’intérieur alors qu’en fait le terroriste s’était couché sur le fauteuil pour échapper aux balles.

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Notre ligne de conduite c’était « pas de sang, pas de cadavres » aussi bien à l’image que dans les récits. Il fallait aussi ne pas tomber dans le piège de ce Mohamed Bouhlel, un pseudonyme utilisé par un internaute qui se faisait passer pour le terroriste et mettait régulièrement des annonces sur les réseaux sociaux.

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Mohamed Lahouaiej Bouhlel, auteur de l’attentat. Fallait-il montrer sa photo et donner son nom au risque d’être accusé de mettre le terroriste en valeur ?

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Grégoire Lemarchand de l’Agence France Presse se dit fier de n’avoir posté aucune vidéo de l’attentat sur le service international. Si des journaux ou des sites à l’étranger veulent des vidéos, ils n’ont qu’à les prendre sur la Toile. Volonté de l’agence de se démarquer de ce trafic d’images mais surtout d’apporter sa propre information et son propre traitement de l’événement : « pas de sang, pas de cadavres ». Remarque : cette attitude ne vaut que pour le territoire national. On n’oublie pas que l’AFP a décroché un prix Pulitzer pour la photo d’une fillette afghane, hurlant sa douleur devant le corps de ses parents déchiquetés dans un attentat-suicide à Kaboul. Pareille scène en France ne pourrait être publiée dans les médias : protection des enfants, droit à l’image etc…

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Attentat à Kaboul: prix Pulitzer Afp de Massoud Hosseini. Pareille image d’un attentat en France ne serait jamais publiée..

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Pour Anne Keller du « gratuit » « 20 minutes », l’une des tâches était d’abord d’empêcher les programmations automatiques sur le site du journal qui auraient été en porte à faux complet avec la tragédie qui se jouait à Nice. Filtrer aussi les commentaires des internautes : 20 000 commentaires par jour. En fait le journal fait appel à une société privée pour jouer les modérateurs…Gérer aussi la page Facebook, empêcher les vidéos « trash » de se glisser sur le site.

Radio Canada à travers son correspondant Sylvain Déjardin, affiche de son côté une attitude plus réservée sur le traitement des attentats. Ce média qui rédige régulièrement des codes de conduite et des chartes déontologiques se demande même s’il faut parler autant de ce fléau. La rédaction a compté 60 000 attentats dans le monde entre 1970 et 2012…Elle estime que les reportages et les récits dans la presse ont entraîné une multiplication des actes terroristes. Dans cet esprit, Radio Canada a même décidé de ne plus parler des suicides dans le métro.

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Mémorial dédié aux victimes de Nice. Plusieurs médias ont consacré des pages entières à ces anonymes disparus dans l’attentat.(leparisien.fr)

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Le sociologue des médias Nicolas Van der Bist balaie d’un revers de la main l’idée acquise que l’opinion ne fait plus confiance aux médias. Au contraire dit-il : « quand les gens voient quelque chose ils n’envoient pas l’image ou l’information à la police mais aux rédactions des télés ou des journaux. Une relation de confiance s’est établie, mais ils attendent aussi un retour, qu’on leur donne précisions et explications sur les événements qui se déroulent».
Les journalistes qui ont dû faire le tri des images d’horreur estiment avoir vécu des moments plus durs que ceux qui étaient sur le terrain. Mais cette sélection des photos fournies par les réseaux sociaux était nécessaire. « Si on met des images trop fortes ou trop dures, on se fait insulter dit Grégoire Lemarchand de l’AFP. Pareil si l’on montre des victimes en France de la même façon qu’on montre les victimes sur la guerre en Syrie ». En clair il faut montrer une guerre aseptisée, floutée, suggérée, quand elle se déroule dans l’hexagone mais on est plus libre quand elle se déroule à l’étranger.
Pour les médias la couverture de l’attentat de Nice a représenté un tournant. Pour la première fois des équipes de tournage composées de reporters arabes comme celles de France24 ont été agressées, insultées.

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C’est aussi un tournant car on s’interroge sur ce qu’il faut diffuser comme images pour ne pas faire le jeu du terrorisme et respecter les victimes. Le Journal du matin de France2 est montré du doigt pour avoir fait parler un homme qui veillait le corps de son épouse sur la promenade des Anglais. On ne recueille pas le témoignage d’un homme en pareille détresse. De même un corps doit être recouvert pour qu’on en montre l’image. De fortes pressions sont exercées sur les médias pour qu’ils ne publient aucune photo de victimes, morts ou blessés à l’image des attentats du 11 septembre 2001. Le CSA et les militaires défendent cette théorie ; elle risque cependant de faire perdre à l’événement toute sa portée émotionnelle et donc son impact dans l’opinion. « Reportages pour mémoire » n’y est pas favorable.
Philippe Rochot

– A lire aussi: Droit à l’image: le cas des victimes du Bataclan, de Me Joëlle Verbrugee: https://www.29biseditions.com/home/5-droit-a-limage-et-victime-du-bataclan-pour-bien-comprendre.html

Strasbourg et la « Grand Messe » du Dalai Lama… Philippe Rochot.

(Photographies (c) Philippe Rochot)

Le Zénith de Strasbourg peut accueillir près de 9000 personnes. Il était plein en ce dimanche 18 septembre pour l’enseignement du Dalai Lama intitulé: « Une éthique au delà des religions »…Il faut encore y ajouter plusieurs centaines d’admirateurs assis par terre. En position du lotus bien sûr: des moines, des nonnes, des jeunes, des retraités récitant quelques mantras les yeux clos, des fidèles en sandales avec sacs de toile jaune en bandoulière et coussinets brodés venus du Népal ou des régions tibétaines.

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Je compte dix fois plus d’occidentaux que de croyants d’origine asiatique. C’est dire ! Miguel par exemple avec ses 45 ans. Il est venu spécialement de Barcelone pour suivre l’enseignement du Dalai Lama. Il a même acheté le livre des citations du sage indien Nagarjuna. Il se dit peu pratiquant mais fasciné par la pensée bouddhiste. Il a contracté le virus lors d’un voyage touristique au Bhoutan et depuis il s’efforce de suivre toutes les activités qui tournent autour de la secte des « bonnets jaunes »… Il se plaint en constatant que le saint homme ne vient jamais en Espagne.

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« Le bouddhisme c’est zen, ça fait du bien après des décennies de travail en usine » me dit sincèrement une nonne au crâne rasé avec son accent alsacien. Arnaud lui, a revêtu la robe blanche des bouddhistes japonais. Dix ans passés a Tokyo où il travaillait dans la pub et il a craqué pour l’école Zen-Soto.

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Les écrits du Dalaï Lama; une affaire qui marche…

Dehors, les ouvrages du Dalai Lama font un tabac comme « l’art du bonheur » ou « au delà de la religion ». Antoine, un jeune moine du monastère de Chanteloube organise la vente. Une bonne vingtaine d’associations occupent le terrain dans le hall d’accueil. Même les « scouts bouddhistes » ont répondu présent.
Pas de manifestations comme à Nantes en 2008 où le Dalai Lama avait dû faire face à plusieurs centaines d’opposants, disciples de la secte « Dorje Shougden », une divinité condamnée par le leader tibétain…

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Polémique à Strasbourg: « YouTube », qui devait diffuser les conférence du chef tibétain aurait-elle censuré le Dalai Lama comme le bruit court ? Les retransmissions ont été interrompues. Faut-il y voir une pression de la Chine ? On peut en douter. Le géant américain a les moyens de résister aux pressions chinoises. Aux dernières nouvelles c’est un problème technique, dû au fait que l’enseignement est traduit en huit langues ce qui aurait provoqué un bug. A vérifier !

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Le thème du jour traité par le Dalai Lama est le dépassement des religions. C’est très actuel. « L’éthique est plus importante que la religion » déclare le chef spirituel tibétain. Il cite l’Inde qui respecte dit-il toutes les religions et confirme que la croyance ne doit pas être un instrument politique.

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Le Dalai Lama sort souvent des banalités comme celle-ci: « la méditation permet de se libérer de toute forme d’attachement » ; parfois aussi des phrases incompréhensibles dans son anglais rocailleux auquel son traducteur Matthieu Ricard donne une version relookée. Mais le public se retire satisfait après plus de deux heures d’enseignement et c’est bien là l’essentiel.
Philippe Rochot

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Le philosophe-écrivain indien Nagarjuna…Il fut le plus grand théoricien de la doctrine madhyamaka, la Voie du Milieu. Le Dalaï Lama a centré son enseignement sur lui.

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Moines assistant le Dalaï Lama dans son enseignement…

Le tibétain, langue d’avenir ? En suivant le Dalai Lama…Philippe Rochot.

C’est une réalité, le Dalaï Lama aime parler l’anglais et montrer ainsi son ouverture au monde. Il se plait à utiliser cette langue de communication internationale que lui avait enseignée Heinrich Harrer dans les salles sombres du Potala, la résidence des Dalaï Lamas à Lhassa, durant les sept années que l’alpiniste autrichien passa au Tibet. Mais malgré un exil de plus d’un demi-siècle, le Dalaï Lama est loin d’avoir oublié le tibétain et se place en défenseur de cette langue, comme un élément de préservation de la culture tibétaine quelque peu malmenée par le pouvoir chinois.

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Le DL durant l’audience accordée à la communauté tibétaine d’Europe au Palais des Congrès à Paris. (13 sept 2016: Ph Rochot)

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« Je voudrais être le dernier Dalaï Lama ». Rencontre avec le chef spirituel tibétain… Philippe Rochot.

(Photographies (c) Philippe Rochot)

L’ironie et la dérision n’ont jamais été absentes de la pensée du Dalaï Lama. Quand on lui pose l’éternelle question sur sa succession il répond que s’il est le dernier Dalaï Lama il en sera content car il terminera sa mission en beauté avec une popularité jamais démentie.

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Malgré ses 81 ans, l’homme ne parait guère inquiet pour sa succession, moins que le pouvoir chinois en tout cas: « le peuple tibétain décidera répète-t-il à longueur d’entretiens ; de toute façon je me suis retiré de la vie politique en 2001, puis définitivement en 2011 ».

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Il faut vraiment savoir que le Dalaï Lama réside dans ce grand hôtel parisien voisin de la place Vendôme pour le rencontrer. Pas de drapeau tibétain à l’entrée, aucune indication dans le hall. La consigne est de ne pas le demander mais simplement chercher la direction de la salle où il reçoit une dizaine de journalistes, dont votre serviteur.

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Les drones au secours des photoreporters ? Ph. Rochot.

Avec une interview exclusive de Alain Dubat, ce merveilleux fou volant et sa drone de machine. Mon dernier papier pour « Compétence Photo », N°54, en vente en kiosque et maisons de la presse: 6 €.

Le drone a envahi le marché amateur et permis de pénétrer tous les domaines, l’agriculture, l’environnement, les patrimoines culturels. Facilement maniable, peu onéreux il nous donne du spectacle du monde une autre vision. Mais son introduction dans le domaine du reportage et en particulier le reportage de guerre n’est pas forcément acquise et rencontre des obstacles encore à surmonter avant qu’il ne soit le fidèle compagnon du journaliste.
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Amitiés    Philippe

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Visa pour l’image : les migrants, une valeur sûre… Philippe Rochot.

Île de Lesbos: photo de Aris Messinis. Visa d’or 2016.

Perpignan 4 sept 2016.
C’est un secret de polichinelle. Il y a dans les rédactions parisiennes une lassitude des sujets migrants : toujours les mêmes images, les mêmes gens, les mêmes histoires, les mêmes propos. Alors quand on débarque à Visa et qu’on voit que de nombreuses expos tournent encore autour de ce thème, on est prêt à dénoncer un manque évident d’originalité. Mais pareil sentiment est rapidement balayé par la force des images.

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Grèce: île de Lesbos: (c) Aris Messinis. Visa d’or 2016.

C’est avec un sujet « migrants » intitulé « scènes de guerre en zone de paix » que le photoreporter Aris Messinis (AFP) emporte le Visa d’or.
Jean-François Leroy le patron du festival a voulu mettre en avant le travail de deux photographes grecs qui ont « planqué » sur l’île de Lesbos, parcours obligé des migrants venus de Turquie. Yannis Behrakis et Aris Messinis nous montrent les visages marqués de ceux qui ont subi l’épreuve d’un voyage à haut risque, les cris de douleurs ou de joie quand ils débarquent sur la plage, les naufragés, les enfants en bas âge qui entrent dans la vie en subissant les souffrances de ce parcours d’obstacles où les adultes eux-mêmes s’effondrent en larmes : du « lourd » qui accroche d’emblée le regard du visiteur ou du spectateur des projections du soir.

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« Mieux informer les gens pour les rendre plus tolérants »: le dernier message d’Henri de Turenne… Ph. Rochot

(Henri de Turenne: 2014. Photo Alain Louyot.)

Bien peu de journalistes peuvent aujourd’hui prétendre avoir été témoins de cette guerre de Corée qui fit plus de 2 millions de morts. Henri de Turenne fait partie de ceux là. Il a même vu tomber sur le front coréen une vingtaine de ses confrères. Son témoignage lui valut le prestigieux Prix Albert Londres en 1951 pour un reportage publié dans la Figaro, alors qu’il était envoyé sur cette péninsule déchirée, par l’Agence France Presse.

Hen de turenne le figaro.fr

Henri de Turenne avait commencé sa carrière dans la presse écrite mais rapidement constaté que la télévision allait devancer les médias traditionnels: « Pour moi la télévision, c’était atteindre le plus grand nombre, mieux informer les gens pour les rendre plus tolérants. On se sentait vraiment une vocation, un peu comme des profs » aimait-il dire. C’est donc la télé qui permettra à Henri de Turenne de nous livrer ses témoignages de journaliste sur le monde en guerre, de l’Indochine à l’Afrique.

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J’ai côtoyé ce témoin de son temps à l’occasion des délibérations du jury Albert Londres. Il ne parlait pas fort; on sentait l’homme fatigué mais l’esprit toujours vif. L’assemblée se taisait quand il commençait à porter un jugement sur un reportage. A ceux qui estimaient qu’à plus de 90 ans un journaliste n’avait plus sa place dans un jury, il était facile de répondre que son opinion sur les reportages apportait au contraire un regard différent, jamais conformiste, toujours détaché du formatage qui menace plus que jamais le traitement des grands sujets d’actualité.

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Liban 40 ans déjà: la chute du camp palestinien de Tel al-Zaatar: Philippe Rochot

De la « colline du thym » à Sabra-Chatila, des massacres à l’impact bien différent. (Camp de Tel al-Zaatar après l’assaut: © Ph Rochot.)

          Le quarantième anniversaire de la chute du camp palesinien de Tel al-Zaatar qui fit près de 2000 morts en août 1976 est passé inaperçu. Qui se souvient encore que le siège de cette enclave de 50 000 habitants en secteur libanais chrétien, à l’est de Beyrouth a duré près de deux mois pour se conclure par un massacre de grande ampleur ? Encerclé, bombardé par les Phalangistes et les «  Gardiens du Cèdre  », le camp palestinien est tombé le 12 août 1976. Les combattants libanais n’ont pas fait de cadeaux. Il s’agissait pour eux d’éliminer un repère de fédayins qui s’était transformé en «  Etat dans l’Etat  » et dont le contrôle échappait aux autorités. Le monde s’est ému durant quelques jours du sort réservé aux combattants et aux populations palestiniennes qui vivaient là, mais les larmes ont rapidement séché.

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Béchir Gemayel : discours sur les ruines du camp de Tell Zaatar : sept 1976. © Ph Rochot.

Très différente sera la réaction internationale lors des massacres dans les camps palestiniens de Sabra-Chatila du 16 au 18 septembre 1982, alors que le nombre de victimes est sensiblement le même : 2000 morts. Il s’gissait pourtant du même type d’acteurs: extrémistes phalangistes conduisant une opération de représailles contre les Palestiniens. Mais cette fois les deux camps étaient encerclés par l’armée isrélienne dans le cadre de l’opération «  Paix en Gailée  » qui avait débuté en juin 1982. Les hommes d’Elie Hobeika malgré la présence de Tsahal entendaient venger l’assassinat de leur chef Béchir Gemayel, élu président de la République et décédé deux jours plus tôt dans un attentat. Cette fois-ci, la passivité de l’armée israélienne va décupler l’impact du massacre sur la scène internationale. L’Etat hébreu est montré du doigt. La presse arabe et internationale s’emparent de l’affaire qui tiendra la «  Une  » durant plusieurs mois. A tel point qu’ Israël est contraint de créer une commission d’enquête pour faire la lumière sur le rôle de son armée lors de ces massacres.

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Steve McCurry à Turin: au-delà des manipulations d’images…Philippe Rochot

Il aura suffi que le célèbre photographe américain Steve McCurry laisse « traîner un morceau de jambe » et un reste de poteau de signalisation sur une photo de rue à Cuba pour que le monde de la photo découvre les manipulations opérées par l’un des plus grands photoreporters de l’agence Magnum et du National Geographic.

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L’expo de Steve Mc Curry à la Venaria reale (Turin) (Ph Rochot)

Le « Photoshopage » était grossier, offensant, évident et pourtant il a fallu attendre que les 250 images de la grande expo consacrée à Steve McCurry au palais « Venaria reale » près de Turin soient accrochées pour qu’on s’aperçoive de la supercherie. Les organisateurs et le commissaire de l’expo n’y avaient vu que du feu…

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