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Philippe Rochot… Reportages pour mémoire…

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Témoignages

Retour sur l’attentat de Nice : des médias s’expliquent… Philippe Rochot

C’est devenu une rengaine : l’opinion n’est guère satisfaite de la couverture médiatique des attentats en France. Comme il est difficile d’expliquer ce sentiment par le simple « syndrome du messager » qui consiste à rendre responsable le porteur de mauvaises nouvelles, l’université « Paris 2 » sous la direction du sociologue des médias Jean-Marie Charon organisait ce mardi 20 septembre un colloque sur le thème : « le traitement médiatique de l’attentat du 14 juillet à Nice ».

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Un mot d’ordre: ne pas montrer les corps, sauf s’ils sont recouverts: « pas de sang, pas de cadavres… ». (Photo du site l’express.fr)

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Le tibétain, langue d’avenir ? En suivant le Dalai Lama…Philippe Rochot.

C’est une réalité, le Dalaï Lama aime parler l’anglais et montrer ainsi son ouverture au monde. Il se plait à utiliser cette langue de communication internationale que lui avait enseignée Heinrich Harrer dans les salles sombres du Potala, la résidence des Dalaï Lamas à Lhassa, durant les sept années que l’alpiniste autrichien passa au Tibet. Mais malgré un exil de plus d’un demi-siècle, le Dalaï Lama est loin d’avoir oublié le tibétain et se place en défenseur de cette langue, comme un élément de préservation de la culture tibétaine quelque peu malmenée par le pouvoir chinois.

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Le DL durant l’audience accordée à la communauté tibétaine d’Europe au Palais des Congrès à Paris. (13 sept 2016: Ph Rochot)

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Visa pour l’image : les migrants, une valeur sûre… Philippe Rochot.

Île de Lesbos: photo de Aris Messinis. Visa d’or 2016.

Perpignan 4 sept 2016.
C’est un secret de polichinelle. Il y a dans les rédactions parisiennes une lassitude des sujets migrants : toujours les mêmes images, les mêmes gens, les mêmes histoires, les mêmes propos. Alors quand on débarque à Visa et qu’on voit que de nombreuses expos tournent encore autour de ce thème, on est prêt à dénoncer un manque évident d’originalité. Mais pareil sentiment est rapidement balayé par la force des images.

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Grèce: île de Lesbos: (c) Aris Messinis. Visa d’or 2016.

C’est avec un sujet « migrants » intitulé « scènes de guerre en zone de paix » que le photoreporter Aris Messinis (AFP) emporte le Visa d’or.
Jean-François Leroy le patron du festival a voulu mettre en avant le travail de deux photographes grecs qui ont « planqué » sur l’île de Lesbos, parcours obligé des migrants venus de Turquie. Yannis Behrakis et Aris Messinis nous montrent les visages marqués de ceux qui ont subi l’épreuve d’un voyage à haut risque, les cris de douleurs ou de joie quand ils débarquent sur la plage, les naufragés, les enfants en bas âge qui entrent dans la vie en subissant les souffrances de ce parcours d’obstacles où les adultes eux-mêmes s’effondrent en larmes : du « lourd » qui accroche d’emblée le regard du visiteur ou du spectateur des projections du soir.

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« Mieux informer les gens pour les rendre plus tolérants »: le dernier message d’Henri de Turenne… Ph. Rochot

(Henri de Turenne: 2014. Photo Alain Louyot.)

Bien peu de journalistes peuvent aujourd’hui prétendre avoir été témoins de cette guerre de Corée qui fit plus de 2 millions de morts. Henri de Turenne fait partie de ceux là. Il a même vu tomber sur le front coréen une vingtaine de ses confrères. Son témoignage lui valut le prestigieux Prix Albert Londres en 1951 pour un reportage publié dans la Figaro, alors qu’il était envoyé sur cette péninsule déchirée, par l’Agence France Presse.

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Henri de Turenne avait commencé sa carrière dans la presse écrite mais rapidement constaté que la télévision allait devancer les médias traditionnels: « Pour moi la télévision, c’était atteindre le plus grand nombre, mieux informer les gens pour les rendre plus tolérants. On se sentait vraiment une vocation, un peu comme des profs » aimait-il dire. C’est donc la télé qui permettra à Henri de Turenne de nous livrer ses témoignages de journaliste sur le monde en guerre, de l’Indochine à l’Afrique.

Henri de turenne france culture

J’ai côtoyé ce témoin de son temps à l’occasion des délibérations du jury Albert Londres. Il ne parlait pas fort; on sentait l’homme fatigué mais l’esprit toujours vif. L’assemblée se taisait quand il commençait à porter un jugement sur un reportage. A ceux qui estimaient qu’à plus de 90 ans un journaliste n’avait plus sa place dans un jury, il était facile de répondre que son opinion sur les reportages apportait au contraire un regard différent, jamais conformiste, toujours détaché du formatage qui menace plus que jamais le traitement des grands sujets d’actualité.

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Liban 40 ans déjà: la chute du camp palestinien de Tel al-Zaatar: Philippe Rochot

De la « colline du thym » à Sabra-Chatila, des massacres à l’impact bien différent. (Camp de Tel al-Zaatar après l’assaut: © Ph Rochot.)

          Le quarantième anniversaire de la chute du camp palesinien de Tel al-Zaatar qui fit près de 2000 morts en août 1976 est passé inaperçu. Qui se souvient encore que le siège de cette enclave de 50 000 habitants en secteur libanais chrétien, à l’est de Beyrouth a duré près de deux mois pour se conclure par un massacre de grande ampleur ? Encerclé, bombardé par les Phalangistes et les «  Gardiens du Cèdre  », le camp palestinien est tombé le 12 août 1976. Les combattants libanais n’ont pas fait de cadeaux. Il s’agissait pour eux d’éliminer un repère de fédayins qui s’était transformé en «  Etat dans l’Etat  » et dont le contrôle échappait aux autorités. Le monde s’est ému durant quelques jours du sort réservé aux combattants et aux populations palestiniennes qui vivaient là, mais les larmes ont rapidement séché.

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Béchir Gemayel : discours sur les ruines du camp de Tell Zaatar : sept 1976. © Ph Rochot.

Très différente sera la réaction internationale lors des massacres dans les camps palestiniens de Sabra-Chatila du 16 au 18 septembre 1982, alors que le nombre de victimes est sensiblement le même : 2000 morts. Il s’gissait pourtant du même type d’acteurs: extrémistes phalangistes conduisant une opération de représailles contre les Palestiniens. Mais cette fois les deux camps étaient encerclés par l’armée isrélienne dans le cadre de l’opération «  Paix en Gailée  » qui avait débuté en juin 1982. Les hommes d’Elie Hobeika malgré la présence de Tsahal entendaient venger l’assassinat de leur chef Béchir Gemayel, élu président de la République et décédé deux jours plus tôt dans un attentat. Cette fois-ci, la passivité de l’armée israélienne va décupler l’impact du massacre sur la scène internationale. L’Etat hébreu est montré du doigt. La presse arabe et internationale s’emparent de l’affaire qui tiendra la «  Une  » durant plusieurs mois. A tel point qu’ Israël est contraint de créer une commission d’enquête pour faire la lumière sur le rôle de son armée lors de ces massacres.

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Steve McCurry à Turin: au-delà des manipulations d’images…Philippe Rochot

Il aura suffi que le célèbre photographe américain Steve McCurry laisse « traîner un morceau de jambe » et un reste de poteau de signalisation sur une photo de rue à Cuba pour que le monde de la photo découvre les manipulations opérées par l’un des plus grands photoreporters de l’agence Magnum et du National Geographic.

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L’expo de Steve Mc Curry à la Venaria reale (Turin) (Ph Rochot)

Le « Photoshopage » était grossier, offensant, évident et pourtant il a fallu attendre que les 250 images de la grande expo consacrée à Steve McCurry au palais « Venaria reale » près de Turin soient accrochées pour qu’on s’aperçoive de la supercherie. Les organisateurs et le commissaire de l’expo n’y avaient vu que du feu…

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De Nice à Mossoul, la France en première ligne face à Daech. Philippe Rochot.

Comment rassurer les Français après l’attentat de Nice ? Depuis le 14 juillet le gouvernement proclame haut et fort que la riposte contre Daech continue sur le terrain, que des positions autour de Mossoul ou de Rakka ont été bombardées et que les frontières de l’Etat islamique diminuent comme peau de chagrin. « Nous frappons Daech tous les jours » affirme Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense qui parle de « pousser l’offensive jusqu’au bout ».

Le Drian Lemonde.fr

Jean-Yves Le Drian et les troupes françaises engagées dans la lutte contre Daech.

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John Cantlie et le jeu diabolique de Daech… Philippe Rochot.

L’attentat de Nice nous a fait tourner un peu vite la page de la tragedie vécue par John Cantlie, otage britannique entre les mains de Daech depuis plus de trois ans. Le journaliste qui continue de jouer son rôle « d’envoyé spécial » de l’Etat islamique apparait très diminué dans une vidéo enregistrée devant les dégâts provoqués par les bombardements de la coalition à l’université de Mossoul.

Cantlie juillet 2016 Mossoul

John Cantlie a du mal à marcher alors qu’il réalise un « plateau » en mouvement devant l’université de Mossoul.(image Daech)

Les Britanniques n’aiment pas traiter avec les preneurs d’otages. C’est là leur moindre défaut. Un otage capturé perturbe le jeu international et la politique du pays, diffuse des vidéos dérangeantes sous la pression des ravisseurs, entraîne la création de comités de soutien, provoque des manifestations ou des campagnes de pétitions nuisibles à l’intérêt supérieur de la nation. L’otage britannique John Cantlie en fait sans doute l’amère expérience. Voilà plus de trois ans qu’il est entre les mains de Daech. Il a partagé la détention d’otages français comme celle des journalistes Nicolas Hénin et Didier François. Il les a vus partir après huit mois de captivité mais il est resté détenu par des ravisseurs au comportement imprévisible et pervers.

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Aux frontières de Daech: faut-il voir le « Pesmerga » de BHL ? Philippe Rochot

Il faut souvent se pincer fort pour aller voir un film de Bernard-Henri Lévy : le ton, le discours politique et idéologique, la mise en valeur de l’écrivain-philosophe, la leçon de morale, l’idéalisation de personnages pas forcément recommandables ont quelque chose d’agaçant. BHL irrite le monde des médias. Et pourtant les télés, les radios, les sites internet l’invitent à s’exprimer sans guère le contredire. Son film a même été projeté à Cannes contrairement à d’autres docu-reportages qui l’auraient pourtant mérité. J’ai donc fait le pas et j’ai vu « Peshmerga ».

BHL twitter tournage
Le combattant kurde parait un peu « amok ». Il grimpe la colline vers une position militaire dans une course folle à perdre haleine et n’écoute pas son camarade qui lui dit de redescendre. Dans les secondes qui suivent il est touché par l’explosion d’une mine ou d’un obus de mortier. Ainsi commence « Peshmerga ». La séquence n’a pas été tournée par l’équipe de Bernard-Henri Lévy mais c’est elle qui lui a donné l’idée du film, un reportage documentaire qui apparait plus comme une ode au peuple kurde et à sa résistance que comme un hommage à telle ou telle fraction.

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Kurdes de la région d’Erbil. 1974. (c) Philippe Rochot.

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